Les indicibles entretiens #20

Nous sommes en 1887 et une tempête se prépare. Eulalie Dubois a passé toute sa vie à s’occuper des pièges placés sur le territoire de sa famille de trapeurs, isolée du monde.

Une chance de liberté se présente sous la forme d’un colis qui doit être livré à une ville sans nom au nord de cette région sauvage. Eulalie en sait peu ,mais quelque chose de sinistre se cache dans ces bois et convoite ce qu’elle transporte. Un récit de survie et d’horreur cosmique.

Black Stars Above — Regardez-moi ces couleurs !

On reprend les entretiens avec Lonnie Nadler. Il a publié Black Stars Above chez Vault Comics (et merci à Bobby Derie qui m’a permis de ne pas passer à côté de cette merveille)

Bonjour Lonnie ! Merci encore d’avoir accepté de répondre à mes questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter ?

Lonnie Nadler, source photo (check le tattoo !)

Oh, c’est la partie la plus ennuyeuse, alors on va faire court. Je suis un auteur (et parfois cinéaste) venu du Grand Nord Blanc qu’on appelle Canada. Même si je suis surtout connu pour mon travail dans l’industrie du comic book nord-américain pour des titres comme X-Men et Les Gardiens de la Galaxie, j’ai aussi publié un certain nombre de séries de comics originaux et de romans graphiques qui, j’aime à le penser, sont bien plus intéressants. Du moins, ces livres me représentent mieux en tant que conteur.

J’ai aussi publié des nouvelles et des essais pour différents médias et magazines littéraires. Le plus gros de mon œuvre correspond aux canons de la New Weird, je pense, même si parfois on va sur le terrain du Noir, de l’horreur ou du post-moderne. Et de toute façon, a-t-on vraiment besoin d’étiquettes ?

Pour moi Black Stars Above est une vraie œuvre lovecraftienne. Quelle serait ta définition de « lovecraftien » ?

Black Stars Above — Vault

Merci de le dire. Ça me touche, parce qu’une partie des raisons pour lesquelles j’ai fait ce livre était de créer quelque chose qui colle parfaitement, tout en la dépassant, à l’œuvre de HPL.

J’en avais assez de ces livres qui se disaient lovecraftiens quand la seule chose vaguement lovecraftienne y était un monstre à tentacules mal dégrossi ou une allusion à « Arkham ».

Ce genre d’hommage creux, où on peut voir que les gens n’ont jamais parcouru une seule histoire de Lovecraft, a commencé à m’agacer. Il y a une tendance flagrante à ce genre de pseudo-hommage paresseux dans le monde des comics, je trouve, mais en fait c’est partout.

Pour répondre à la question, pour moi, « lovecraftien » est un ensemble assez complexe et nuancé de procédés littéraires, de choix de langue, d’images choquantes qui frôlent l’incompréhensible, dans le but d’instiller un sentiment de peur chez le lecteur, en particulier en ce qui concerne la compréhension limitée de l’univers inhérente à l’humanité.

Pour que quelque chose soit « lovecraftien », pas besoin de faire référence à Cthulhu ou Innsmouth, et en fait, je dirais ce qui rend quelque chose vraiment « lovecraftien » c’est justement ne pas faire ces références grossières ou allusions cachées.

Pour moi, Lovecraft était quelqu’un qui a fait tout ce qu’il pouvait (avec toute son imagination, savoir scientifique, et phobies) pour évoquer de nouvelles sortes d’images et de monstres qui s’étendent jusqu’aux limites de la perception humaine. Si l’on devait garder quelque chose de son œuvre, ce serait ce désir de proposer de nouvelles horreurs.

Bien sûr, si on veut jouer dans la même catégorie que lui et qu’on essaie d’invoquer le Weird plutôt que d’essayer de créer un pastiche ou une parodie, il faut se frotter à la peur de l’inconnu et examiner les implications épistémologiques de ces horreurs. Évidemment chez Lovecraft, cela conduit ses protagonistes à la folie, mais ça n’est pas forcément nécessaire. Et c’est là que s’éloigner de ses canons et visions du monde devient si important.

L’histoire racontée dans Black Stars Above est lovecraftienne, mais de quelle façon est-elle canadienne ? Y a-t-il des différences avec le “lovecraftien américain” ?

Je le pense, mais seulement dans le sens où il y a des différences, peu importe où on situe l’histoire. Une histoire lovecraftienne qui se déroule, disons, en Égypte devrait évidemment porter l’empreinte de son endroit et être très différente d’une histoire se passant en Chine. Les protagonistes de Lovecraft étaient principalement des hommes blancs anglo-saxons éduqués, avec une vision du monde complètement différente de celle d’un samouraï de la période Edo au Japon, par exemple. Et cette différence culturelle est quelque chose qu’il n’a jamais abordé, ou peut-être pas de la façon la plus … habile.

En plus de vouloir raconter une histoire lovecraftienne, mon deuxième objectif était de voir si une période importante de l’histoire canadienne pouvait être vue à travers ce prisme de l’horreur cosmique. Je pense que ça m’a permis de m’impliquer davantage dans ce travail, contrairement à si j’avais placé ça dans le Massachusetts.

Quand on creuse sous la surface de la littérature lovecraftienne, de la Weird Lit et de ces éléments d’horreur cosmique, je pense que ce que nous avons créé dans Black Stars Above est, en essence, une histoire profondément canadienne abordant des thèmes chers à la nation, à la fois à l’époque et aujourd’hui. Des choses comme la liminalité, le traitement des cultures indigènes, le colonialisme, la menace constante de la nature, et un manque de cohérence dans l’identité.

Mais, en fait, c’est plus facile de vendre quelque chose en disant « Vous aimez Lovecraft ? Jetez un œil à ce qu’on a pour vous !”

À propos de Lovecraft … Quelle place occupe-t-il dans ton panthéon personnel ? (J’ai lu quelque part que tu as un tatouage Lovecraft …)

J’ai un bien un tatouage Lovecraft. C’est un livre ouvert avec ses pages se transformant en tentacules. Il a été réalisé comme un témoignage physique de mon amour pour la Weird Lit et l’horreur cosmique en général, mais les tentacules font inévitablement penser à H.P.

Lovecraft a joué un rôle crucial dans mon développement, à la fois dans mon souhait de devenir auteur et dans le type d’histoires que je voulais raconter. Il a été une sorte de drogue passerelle de bien des façons, et m’a ouvert les yeux sur tout un nouveau type de storytelling dont je ne soupçonnais pas l’existence.

J’ai découvert son œuvre tardivement et je n’ai commencé à le lire qu’à l’université. J’ai été un lecteur avide de E.A. Poe, et Lovecraft était la suite logique, ou du moins c’est ce que disait Internet. C’était il y a dix ans, avant que l’on n’ait cette surabondance de magnifiques rééditions de son œuvre, et je me suis mis à la recherche de vieilles éditions. Il y avait quelque chose d’excitant avec la découverte de son travail, comme si je déterrais un secret.

The Dreams in the Witch-House, Weird Tales juillet 1933

La première histoire que j’ai lue est The Dreams in the Witch House, et je suis tombé sous le charme instantanément. Je sais que beaucoup parmi ceux qui découvrent son œuvre sur le tard ont du mal avec sa prose baroque, mais j’ai trouvé son utilisation de la langue, l’abus d’adjectifs et l’usage calculé de surexplications plutôt séduisants. Je me suis alors mis en chasse de tout ce que je pouvais trouver écrit par lui, et heureusement, c’est devenu de plus en plus facile à trouver. À l’heure actuelle j’ai presque tout lu. Je ne suis pas obsessionnel mais je suis devenu un petit collectionneur de ses œuvres. Je pense avoir 10 éditions sans compter les ouvrages sur lui et son œuvre. Je le trouve incroyablement fascinant à la fois comme auteur en avance sur son temps mais aussi comme un individu très intelligent, profondément imparfait et anxieux, dont la vie fut remplie de contradictions, d’intolérance et de craintes.

Black Stars Above fait immanquablement penser à Robert Chambers et Carcosa.

Oui, absolument. Même si tout cela était avant tout une tentative de travailler dans la tradition de Lovecraft pour ensuite s’en détacher, j’étais à la fois conscient et profondément inspiré par de nombreux contemporains de Lovecraft et autres qui ont contribué au genre avant lui.

Quels auteurs ont influencé ton travail ?

D’une certaine façon, des écrivains comme Arthur Machen et Algernon Blackwood ont eu plus d’influence sur Black Stars Above que quiconque, en tout cas en termes de ton et de narration. Sans The Willows et The Glamour of the Snow de Blackwood, ce livre n’existerait pas.

Illustration de Lynd Ward pour “The White People” de Arthur Machen (The Haunted Omnibus, ed. Alexander Laing, 1937).

De même, The Great God Pan et The White People de Machen sont des références directes dans le livre à plusieurs reprises. Heureusement pas de façon insupportable. Et, si je veux être honnête, je place ces auteurs au-dessus de Lovecraft en termes d’influence qu’ils ont eues sur moi, et je pense que l’Horreur en tant que genre leur doit bien plus que ce qu’on leur accorde.

Je crois que Stephen King a déclaré que The Willows était la plus grande histoire d’horreur jamais écrite, et même si je ne suis pas du genre à classer les choses de cette façon, difficile d’être en désaccord avec lui. Mais HPL a été celui qui m’a fait découvrir cet univers, alors il a une place spéciale dans mon cœur.

Des auteurs plus modernes comme Anna Kavan et Thomas Ligotti ont aussi beaucoup influencé ce livre. Ice de Kavan en particulier. Je suis tombé dessus en écrivant Black Stars Above et je suis convaincu qu’il a infusé l’histoire plus que je ne peux l’admettre. Et bien sûr il y a des auteurs hors de l’Église du Weird qui ont joué un rôle, comme Margret Atwood, Cormac Mc Carthy, et Farley Mowat. Je pourrais continuer, mais je me retiens de faire mon nerd.

Je trouve que le personage d’Eulalie rend la BD très contemporaine : elle renverse les clichés lovecraftiens du personnage WASP. Pourrais-tu nous parler d’elle ?

Eulalie Dubois

Oui, sans aucun doute, et cétait le but avec Eulalie : observer des horreurs d’un autre monde à travers le prisme d’un personnage qu’on ne rencontre pas habituellement dans ces histoires, pour voir comment différents contextes culturels, religieux et éducatifs pourraient tordre l’histoire et son issue.

Eulalie est la quintessence du personnage canadien : elle est indigène (Métis, pour être précis), contrôlée (directement et indirectement) par les forces extérieures du colonialisme. Elle ressent le poids des hommes et des hommes au pouvoir. En général, je n’aime pas trop en dire sur les personnages et leur but parce que je crois que le lecteur doit faire l’expérience de l’histoire à leurs côtés, mais ce que je peux rajouter c’est que j’ai fait beaucoup de recherches pour Eulalie et je pense qu’elle représente à la fois le passé et le présent, et que ses peurs, inquiétudes et désirs du passé ne sont pas si différents de ceux des jeunes actuels.

Eulalie est une Métis qui parle Michif, la langue des Métis. J’ai trouvé cette idée très intéressante car le métissage était l’une des peurs de HPL. Est-ce que Eulalie est un moyen d’explorer le racisme de HPL ou de « rectifier » ses erreurs ?

Oui. Il n’y a pas un fan de Lovecraft qui ne soit pas au courant de son racisme ou de sa xénophobie, et quiconque le nie ne se rend justice ni à lui-même ou à l’œuvre de HPL. Ce n’est qu’en acceptant cette facette de lui que nous pouvons acquérir une compréhension plus riche de ses histoires. Ça n’est pas pour dire que cela devrait éclipser son œuvre, mais son œuvre ne devrait pas non plus occulter ses défauts moraux.

À certains égards Black Stars Above est ma tentative de développer mes propres sentiments mitigés envers l’homme qui m’a tant donné en tant qu’écrivain mais qui avait manifestement des croyances que je ne respecte pas. Et je dis ça en tant que Juif à propos d’un type qui avait des sympathies pour Hitler.

Mais pour revenir au point de départ, comme tu l’as dit, Eulalie est exactement ce que Lovecraft lui-même aurait redouté, et donc ses réactions à des horreurs « lovecraftiennes » sont très différentes de celles d’hommes anglo-saxons blancs, comme évoqué plus haut. Mais il n’est pas seulement question du racisme de Lovecraft, c’est également l’histoire des préjugés et du mauvais traitement fait aux cultures du Canada. Ces deux horribles aspects, je l’espère, vont de pair dans le livre.

À propos de peurs encore, on connaît cette citation

La peur est la première et la plus puissante des émotions humaines, la plus puissante de toutes est la peur de l’inconnu .

Qu’est-ce que l’inconnu dans ton récit. A-t-il plusieurs visages ?

Plusieurs, c’est un euphémisme. Je plaisante, mais oui, l’Inconnu peut signifier presque n’importe quoi, et on n’est pas si éloigné du concept d’infini ou de celui de néant. L’Inconnu peut être très personnel, familial ou universel. Il peut être l’Inconnu lors du passage de l’adolescence à l’âge adulte, ou l’Inconnu de la force brutale et presque surnaturelle de la Nature, ou l’Inconnu des astres noirs dans le ciel d’une nuit enneigée.

En lisant la BD on ne peut s’empêcher de penser au Providence d’Alan Moore (avec le carnet manuscrit de 8 pages au milieu de l’histoire par exemple). Quelle influence a eu Moore sur ton travail ?

Providence a certainement été une influence. Toutefois, je tiens à dire que je ne l’ai pas spécialement lu avant d’écrire Black Stars Above. Ou plutôt, j’en avais lu quelques numéros avant d’écrire le script de Black Stars Above et je savais bien que si je le lisais, je serais trop influencé, alors que mon travail pour les comics est déjà marqué de l’empreinte d’Alan Moore.

Le journal a été sans doute influencé par Providence, mais ça n’est pas pour ça que j’ai inséré ces pages de texte dans le livre.

Comme tu le sais, la littérature Weird ou Gothique a une tradition de « texte dans le texte », de forme épistolaire, de palimpsestes. Je voulais m’assurer de jouer avec les bonnes règles et utiliser ces conventions et tropes, tout en les détournant. Je crois que j’ai eu l’idée du « texte dans le texte » grâce à The White People de Machen et le petit livre vert qui sert de journal à la jeune fille.

Je suis aussi un grand fan de House of Leaves, et Frankenstein est mon livre préféré, alors ça n’est pas seulement voir Moore utiliser ce procédé qui m’a poussé à l’inclure. Le métatexte est une partie de presque tous mes travaux jusqu’à présent. Mais quand on travaille pour des comics et qu’on fait quelque chose comme ça, la comparaison avec Moore est inévitable, et j’en suis ravi.

Jenna Cha, Brad Simpson et Hassan Otsman-Elhaou ont accompli un superbe travail. Les images sont saisissantes et créent ce « vertige cosmique » avec ces immenses paysages enneigés. Où avez-vous puisé (en tant qu’équipe) votre inspiration ?

Jenna (qui est mon épouse) et moi avons parlé très tôt de quel genre d’histoire nous voulions proposer. Elle est aussi fan de Lovecraft, mais d’un point de vue purement visuel, les influences les plus évidentes à chosir étaient les films pour lesquels nous avions tous les deux des affinités. On a parlé de The Witch, The Shining, Kwaidan et des westerns de Sergio Leone.

The Tetons and the Snake River — Ansel Adams, Public domain, via Wikimedia Commons

Il est alors apparu assez clair que nous étions sur la même longueur d’onde et notre liste d’inspirations visuelles a continué à grossir. Jenna aime beaucoup des photographes comme Ansel Adams et comment il saisit les paysages ou encore Edward S. Curtis et sa façon de documenter les peuples indigènes. On a aussi beaucoup parlé d’artistes comme Gustave Doré, Bernie Wrightson et Junji Ito.

Le dessin devait également ressembler à quelque chose de cette époque, plutôt qu’hyper-moderne comme dans tant de comics aujourd’hui.

Pour les paysages enneigés, et bien tout ça a été inspiré de nos vraies vies : moi ayant grandi au Canada et Jenna ayant passé du temps dans le Minnesota, nous n’étions pas étrangers aux périls du grand froid.

Une fois que Jenna et moi avons déterminé l’aspect général et le ton, nous avons discuté de qui amener à bord en tant que coloriste et lettreur. Brad et Hassan ont été nos premiers choix, et coup de chance ils étaient tous les deux libres et intéressés par le projet. Leur rôle ne doit pas être sous-estimé car ces messieurs ont travaillé avec grand soin dans leurs arts respectifs, ils ne font pas que compléter notre travail, mais rehaussent le récit en contribuant à sa conception. Je suis très prudent et un rien pointilleux avec les personnes avec qui je collabore, mais ça a été clairement payant.

J’ai découvert que ta BD a une bande-son ? Comment tout ça s’est passé ?

Oui ! Je suis content que tu en parles parce que la plupart des gens ne le savent pas et j’adore cette musique. Je suis quelqu’un qui aime le formalisme dans la narration et essayer de nouvelles choses qui repoussent les frontières de ce qui est considéré la norme, et même si je ne suis pas le premier à faire une bande-son pour une BD, je voulais être le premier à le faire avec une BD comme celle-ci, avec une œuvre musicale orchestrale.

J’avais déjà travaillé avec le compositeur Nestor Estrada sur quelques projets de films, c’est un génie de la musique. Je lui ai donc parlé de mettre en musique une BD, ce qui était un vrai défi, ce média étant intrinsèquement silencieux. Mais il était partant pour expérimenter alors je lui ai envoyé des références que j’avais en tête, beaucoup d’Ambient Drone en plus de compositeurs comme Nick Cave & Warren Ellis, Mark Korven and Yuka Kitamura.

Nestor s’en est emparé et s’est assuré que la musique soit raccord avec le rythme du premier chapitre du livre. Il a ensuite engagé des amis pour jouer le morceau avec lui et c’est comme ça que tout est arrivé. Je pense que c’est meilleur et bien plus troublant que bien des musiques de films d’horreur parce que la composition n’est pas si évidente et prévisible. Pour moi, c’est parfaitement raccord avec la BD et je suis content d’en avoir eu l’opportunité.

Sur quoi travailles tu en ce moment ? Prévois-tu d’autres histoires dans la même veine ?

Je travaille à mon prochain projet avec Jenna, un concept qu’elle m’a soumis et dont je suis tombé amoureux. Nous l’écrivons à deux mains et elle en est à l’étape du dessin. C’est une histoire beaucoup plus “tentaculaire” et ambitieuse que Black Stars Above mais avec un ADN similaire.

Sinon, j’ai travaillé dur sur un roman graphique qui est plus dans la tradition Gothique , mais qui colle aussi avec certaines œuvres de Machen d’une façon semblable à celle du Labyrinthe de Pan. Ce sont mes projets principaux mais j’ai deux autres livres sur le feu : un qui est une suite spirituelle à Black Stars Above avec des similarités de ton et de thèmes, avec de nombreuses références à Lovecraft moins évidentes. Et enfin j’ai un livre de dark fantasy que je mettrai dans la même grande catégorie, mais plus proche de Clark Ashton Smith que Lovecraft.

Peut-on espérer voir une traduction en français de Black Stars Above ?

Le livre vient d’être traduit en espagnol, alors j’espère ! Il suffit de tromper un éditeur français en lui faisant croire qu’il vaut son temps et son argent.

Un grand merci pour ces réponses !

Vous pouvez suivre Lonnie Nadler sur Twitter ICI .

Les indicibles entretiens de l’Association Miskatonic sont sous licence CC BY-NC-ND 4.0

Visuel : Bruno Cariou

L’association Miskatonic organise à Verdun en octobre le Campus Miskatonic, une convention dédiée à l’oeuvre de H.P. Lovecraft.

L’association Miskatonic organise à Verdun en octobre le Campus Miskatonic, une convention dédiée à l’oeuvre de H.P. Lovecraft.